miércoles, 14 de enero de 2026

Bernard DEDET et Georges MARCHAND, La nécropole de l'âge du Fer de Saint-Julien à Pézenas (Hérault) (Fouilles J. Giry 1963-1965). Lattes, CNRS, 2024, Vol. 1, 216 p. ; Vol 2, 359 p. (coll. Monographies d'Archéologie Méditerranéenne, 42) By Bernard Dedet

https://www.academia.edu/125378017/Bernard_DEDET_et_Georges_MARCHAND_La_n%C3%A9cropole_de_l%C3%A2ge_du_Fer_de_Saint_Julien_%C3%A0_P%C3%A9zenas_H%C3%A9rault_Fouilles_J_Giry_1963_1965_Lattes_CNRS_2024_Vol_1_216_p_Vol_2_359_p_coll_Monographies_dArch%C3%A9ologie_M%C3%A9diterran%C3%A9enne_42_?rhid=37366071445&swp=rr-rw-wc-145920341&nav_from=76520577-2192-4472-a226-70ee27e02348 Abstract - In the heart of Mediterranean Languedoc, near Pézenas, the necropolis of Saint-Julien was in use from the beginning of the 7th century to the beginning of the 3rd century BC. Discovered by chance during an agricultural clearing, it was largely excavated by Joseph Giry between 1963 and 1965, a rescue that brought to light the remains of 250 tombs and concentrations of remains. Its study allows us to approach the knowledge of different aspects of this human group. The necropolis of Saint-Julien first illustrates the funerary customs of this community. The deceased are burned, often with their finery and clothing, and their remains are placed in tombs comprising a cylindrical, flared or domed pit depending on the nature of the subsoil, sometimes with shelf arrangements, covered with a micro-tumulus. The method of depositing the bones is presented in several ways, the bulk pouring of remains from the pyre, the use of an ossuary vase or, more rarely, the use of a container made of putrescible material. In their vast majority, these graves are individual. Concerning recruitment, the very young dead are missing and it is between 5 and 10 years that age is no longer a criterion for admitting the dead into the cemetery. The objects placed in the graves, intended to accompany the deceased in their afterlife, bear witness to the material facies of this population and its evolution over the centuries, whether it be clothing and body adornment, locally made non-turned ceramics, of which the evolution of shapes and decorations can be seen, but also imported objects. The question of the place of the deceased adult or adolescent in society is approached through the filter provided by some of their personal objects, distinguishing between presumed male subjects and presumed female subjects when they are provided with discriminating pieces. The necropolis of Saint-Julien is also the image of the changes in local society under the effect of the opening to the Mediterranean world. It is close to the coast and on the axis of the Hérault River, in this hinterland of Agde where the indigenous community responsible for the necropolises of Peyrou and Bousquet had already received, in the middle of the 7th century BC, the first imports from the Greek world. From the end of the 7th century BC and around 600, the inhabitants of this place possessed a significant quantity of vases testifying to no longer sporadic but regular exchanges with Mediterranean traders, from then on not only Greek but also Etruscan and, to a lesser extent, Iberian-Punic. The material deposited in the graves therefore testifies to a population open to the circulation of products and goods, due to its geographical location at the crossroads of two traffic routes, that of the plain parallel to the coast of the Gulf of Lion, and that, meridian, which leads towards the south of the Massif Central by the corridor of the valleys of Hérault and Lergue. It reflects changes in the graves, with objects testifying to new uses such as the festive meal or the need to ensure the defense of the human group. And perhaps we should also see in the high proportion of armed men in these graves, a consequence of the development of this openness, a new wealth making people envious and leading to a form of insecurity. On the other hand, the funerary practice does not appear to be profoundly different from that of other Iron Age necropolises in the region. We find the same type of recruitment of the deceased, similar tomb shapes and similar treatment of objects so that they can continue to be of use to the deceased in the afterlife. Résumé - Au cœur du Languedoc méditerranéen, aux environs de Pézenas, la nécropole de Saint-Julien est en usage du début du VIIe s. jusqu'au début du IIIe s. av. J.-C. Découverte au hasard d'un défoncement agricole, elle fut en grande partie fouillée par Joseph Giry entre 1963 et 1965, un sauvetage qui mit au jour les restes de 250 tombes et concentrations de vestiges. Son étude permet d'approcher la connaissance de différents aspects de ce groupe humain. La nécropole de Saint-Julien illustre d'abord les usages funéraires de cette communauté. Les défunts sont brûlés, souvent avec leur parure et leur pièces d'habillement, et leurs restes sont placés dans des tombes comprenant une fosse cylindrique, évasée ou en coupole selon la nature du sous-sol, avec parfois des aménagements en étagère, recouvertes d'un micro-tumulus. Le mode de dépôt des os se présente selon plusieurs modalités, le versement en vrac de restes du bûcher, l'utilisation d'un vase ossuaire ou celle, plus rare, d'un contenant en matière putrescible. Dans leur très grande majorité, ces tombes sont indivduelles. Concernant le recrutement, il manque les très jeunes morts et c'est entre 5 et 10 ans que l'âge n'est plus un critère pour admettre le mort dans le cimetière. Les objets déposés dans les sépultures, destinés à accompagner les défunts et défuntes dans leur au-delà témoignent du faciès matériel de cette population et de son évolution au fil des siècles, qu'il s'agisse de l'habillement et de la parure du corps, de la céramique non tournée fabriquée localement, dont on perçoit l'évolution des formes et des décors, mais aussi les objets importés. La question de la place du défunt adulte ou adolescent dans la société est abordée à travers le filtre que fournissent certains de ses objets personnels, en distinguant les sujets présumés masculins des sujets présumés féminins lorsqu'ils sont pourvus de pièces discriminantes. La nécropole de Saint-Julien, c'est aussi l'image des changements dans la société locale sous l'effet de l'ouverture au monde méditerranéen. Elle est proche du littoral et sur l'axe du fleuve Hérault, dans cet arrière-pays d'Agde où la communauté indigène responsable des nécropoles du Peyrou et du Bousquet a déjà reçu, au milieu du VIIe s. av. J.-C., les premières importations venant du monde grec. Dès la fin du VIIe s. av. J.-C. et aux environs de 600, les habitants de ce lieu possèdent une quantité non négligeable de vases témoignant d'échanges non plus sporadiques mais réguliers avec les commerçants méditerranéens, dès lors non plus seulement grecs mais également étrusques et, dans une moindre mesure, ibéro-puniques. Le matériel déposé dans les sépultures témoigne donc d'une population ouverte à la circulation des produits et des biens, du fait de sa situation géographique au carrefour de deux axes de circulation, celui de la plaine parallèle au littoral du golfe du Lion, et celui, méridien, qui conduit vers le sud du Massif central par le couloir des vallées de l'Hérault et de la Lergue. Il traduit des changements dans les sépultures, avec des objets témoignant d'usages nouveaux comme le repas festif ou la nécessité d'assurer la défense du groupe humain. Et peut-être faut-il voir aussi dans la forte proportion d'hommes armés dans ces sépultures, une conséquence du développement de cette ouverture, une richesse nouvelle faisant des envieux et entraînant une forme d'insécurité. En revanche, la pratique funéraire n'apparaît pas profondément différente de celle des autres nécropoles de l'âge du Fer de la région. On y retrouve le même type de recrutement des défunts, des formes de tombes proches et un traitement des objets semblable afin que ces derniers puissent continuer à servir au défunt dans son au-delà. ...

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