https://www.academia.edu/29036015/_En_guise_de_conclusion_Y_Lafond_and_V_Michel_%C3%A9d_Espaces_sacr%C3%A9s_dans_la_M%C3%A9diterran%C3%A9e_antique_de_l_%C3%82ge_du_bronze_%C3%A0_l_Antiquit%C3%A9_tardive_Rennes_2016_p_347_354?rhid=39921861015&swp=rr-rw-wc-4987932&nav_from=ea0356ff-a89b-45ef-adbc-12fc32f1d052
Les remarques qui suivent sont moins des conclusions que des réflexions destinées à faire résonner les problématiques de cet ouvrage dans les champs des recherches actuels. La notion d'« espace sacré » peut difficilement recevoir une définition théorique simple sur la longue durée et le vaste espace méditerranéen choisis comme terrain d'études de la rencontre de Poitiers, même si des invariants se sont dégagés. C'est même la pluralité des acceptions dans le modèle théorique, qui rend précieux le parti pris comparatiste du volume : depuis le Proche-Orient mésopotamien jusqu'à l'Antiquité tardive byzantine, sur une Méditerranée principalement orientale, mais ouverte vers l'Italie, en mettant en regard des systèmes religieux différents, polythéistes et chrétien, qui s'avèrent, à l'examen, entretenir des rapports bien similaires à l'espace sacré et à ses alentours. Les questionnements des contributions rassemblées ressortissent à deux niveaux d'enquête : un niveau panoramique qui examine les espaces sacrés sur une aire territoriale, et un niveau topique qui interroge les caractéristiques et fonctionnalités d'un lieu sacré en tant que lieu de culte pour en dégager la spécificité. Combinées, ces deux approches parcourent le spectre des questions politiques, sociales, culturelles et religieuses que pose une enquête sur l'« espace sacré ». L'approche panoramique ou spatiale, inspirée par les outils géographiques de réseau et de territorialité, examine le maillage, réel et/ou symbolique, formé par les lieux de culte sur les territoires des collectivités antiques – générale-ment des cités/poleis, mais aussi des ensembles régionaux, ethniques, plus vastes – et le rôle que ces sanctuaires ont joué dans la structuration politique et mémorielle de leur espace. Les Anciens considéraient ces lieux de culte comme contemporains de l'organisation urbaine : dans les villes « les premiers édifices qui furent construits après le rempart, ce furent les sanctuaires et les temples (ἐν ἑκάστῃ δὲ μετὰ τὸ τεῖχος ἀρχὴ τοῦ λοιποῦ σώματος ἱερὰ καὶ νεῴ) 1 ». Dans les villes comme dans les campagnes, les lieux de culte représentaient autant de signaux visuels et de lieux de repère, de manifesta
...
No hay comentarios:
Publicar un comentario