https://www.academia.edu/126878319/Francfort_H_P_2022_2024_Sur_le_d%C3%A9chiffrement_des_arts_anciens_de_lAsie_centrale_Comptes_rendus_de_lAcad%C3%A9mie_des_Inscriptions_et_Belles_Lettres_2022_4_novembre_d%C3%A9cembre_p_1303_1321
il a beaucoup été question du déchiffrement d'écritures et de langues anciennes. Déchiffrer peut s'entendre comme pouvoir lire ce qui est écrit en chiffres, c'est-à-dire dans des écritures inconnues ou codées, à l'aide de clefs. Dans une acception plus large, la lecture peut s'exercer sur tout ce qui paraît chiffré, des partitions musicales à la clef des songes, jusqu'à l'ADN comme le rappelle un récent colloque 1 . Le déchiffrement s'applique donc à tenter de comprendre des configurations inconnues de signes. Cette démarche rappelle les efforts logiques et conceptuels de la sémiologie, discipline remontant à la linguistique saussurienne et développée à l'ère du structuralisme. Différentes sémiologies se sont penchées sur des textes, mais aussi sur des images, considérées comme relevant de systèmes de signes à décoder, et proposant parfois des « lectures » 2 . De leur côté, les arts européens anciens sont largement mimétiques, étant issus de ceux de l'Antiquité et donc de l'Orient, la Grèce et Rome. Le problème du langage y est résolu dans une sorte de cercle vertueux. L'on peut y soutenir que l'image illustre un texte (d'où le célébrissime Ut pictura poesis) 3 , tandis qu'à l'inverse certains écrits s'appliquent à représenter des images (on pratique
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